La « ruée vers l’Or » et le déclin
Le petit âge glaciaire
En 1880, une situation climatique difficile en Alaska a provoqué une crise majeure pour les populations locales. Ces conditions extrêmes ont eu un impact direct sur l’écosystème local, en particulier sur les populations de rennes. Les rennes, qui étaient une source essentielle de nourriture, de vêtements et d’outils, ont vu leur nombre diminuer drastiquement en raison de la difficulté à trouver de la nourriture et des conditions de survie plus dures.
Les peuples étant affamés, ils ne pouvaient plus subvenir aux besoins que représentent plusieurs chiens. Cette crise climatique à donc participée au déclin du malamute.
Les autochtones ont dû chercher des alternatives pour survivre, ce qui n’était pas facile compte tenu des conditions extrêmes. La chasse d’autres animaux et la pêche sont devenues encore plus cruciales, mais ces ressources étaient également limitées par les conditions climatiques.
Face à cette crise, des interventions extérieures ont parfois été nécessaires.
À long terme, cela a entraîné des changements dans les pratiques culturelles et économiques des peuples autochtones d’Alaska.
La Ruée vers l'Or et son Impact sur les Malamutes
En 1896, la ruée vers l’or a apporté une autre épreuve majeure pour les malamutes.
La découverte d’or à Klondike a provoqué un afflux massif d’aventuriers en quête de richesse. Arrivés en Alaska, ils ont rapidement compris l’importance des traîneaux et des chiens pour leur mobilité.
Le malamute, partenaire idéal pour ces expéditions, était très prisé, mais son nombre insuffisant et son coût élevé posaient problème. Pour pallier cette pénurie, des croisements avec des chiens de grande taille ont été tentés. Les voleurs n’hésitaient même pas à voler des chiens dans les jardins des occidentaux, espérant les vendre à prix d’or en Alaska. Des articles de journaux de l’époque attestent de ce scandale.
Cependant, ces chiens, plus énergivores, manquaient de la robustesse nécessaire pour survivre aux conditions rigoureuses de l’Alaska et mouraient de froid et de faim. Pour gagner en vitesse, des croisements avec des chiens plus petits ont également été tentés, dans le but de remporter les courses de chiens organisées en parallèle, servant à distraire les hommes et à permettre des paris lucratifs.
Source des photos: Archives Yukon
Par chance, ces nombreux croisements n’ont pas survécu en nombre, et les quelques spécimens isolés ont permis de préserver le potentiel génétique de la race malamute.
L'Avènement des Motoneiges et les Changements Culturels
Avec l’avènement des motoneiges, les pratiques traditionnelles ont été bouleversées.
Dans de nombreuses communautés nordiques, les motoneiges ont remplacé les chiens de traîneau pour leur efficacité et leur rapidité. Cela a réduit la nécessité d’élever et d’entretenir des chiens de travail comme les malamutes, entraînant une diminution de leur population dans certaines régions.
La transition culturelle et économique liée à l’abandon progressif des chiens de traîneau en faveur des motoneiges reflète également des changements profonds. Bien que les motoneiges soient plus coûteuses à court terme, elles nécessitent moins de soins continus comparativement aux chiens.
Ce changement a modifié les coûts et les dynamiques économiques des communautés nordiques.
En définitive, ces trois événements majeurs ont considérablement réduit la population des malamutes en Alaska. Dans la suite de cet incroyable voyage, vous découvrirez comment le hasard, l’amour et la détermination d’une poignée d’individus ont permis de conserver cette race exceptionnelle qu’est le malamute d’Alaska.